"Le cinéma, c'est l'écriture moderne dont l'encre est la lumière"
[ נєαи ¢σ¢тєαυ ]




"On ne devient pas actrice, on nait actrice"
ιѕαвєℓℓє нυρρєят

Admirative, voila ce que je suis quand je regarde un film avec Isabelle Huppert.Ce qui nous frappe quand on la voit, sur scène ou à l'écran, ce sont sa simplicité, son naturel et sa force. Elle est à chaque fois bouleversante et on la retrouve toujours dans des rôles inhabituels de femmes à la fois si forte et si fragile, si humaine et si diabolique, vivant avec un mal être profond ou un lourd secret. C'est une actrice qui se donne entierement, passionnement dans ses films et quand on voit le resultat on ne peut etre qu'admiratif. Elle a ce talent de rendre attachants ses plus odieux personnages qui bien souvent cachent tous une faille, une blessure qui donnent au final une certaine humanité. Je me souviens etre tombée sous le charme de cette épatante actrice en regardant à la télé la pièce de théâtre Médée ou elle interprète le role principal...bouleversant tout simplement...
Pour ceux qui veulent la découvrir, voici quelques informations :
Isabelle Huppert est issue d'une famille aisée. Après une licence de russe, elle étudie au conservatoire de Paris et joue par la suite de nombreux rôles titres. Sa carrière au cinéma ne débute alors reellement qu'avec le film Les valseuses de Blier en 1971, film phare pour une nouvelle génération de comédiens. Mais c'est le film Violette Nozière qui la consacre vedette nationale et qui lui vaut alors le prix d'interprétation fémine à Cannes en 1978. Celle ci tourne alors avec les plus grands réalisateurs francais et etrangers tels que Jean-Luc Godard ( "sauve qui peut la vie", "Passion") Maurice Pialat ("Loulou") Werner Schroeter ("Malina") et biensur Chabrol ("la cérémonie", "Rien ne va plus", "Merci pour le chocolat"). Elle décroche un second prix d'interprétation fémine à Cannes pour le film La pianiste de Haneke en 2001. On la retrouve egalement dans le magnifique 8 femmes d'Ozon qui montre que celle ci peut egalement jouer à la perfection des rôles comiques.
En 1984, elle est membre du jury au festival de Cannes
Le scandale et Cannes, c'est une grande histoire d'amour et croyez moi quand un vent de polémique souffle sur la croisette, celui-ci n’épargne personne, rappelez vous…
En 1973, le film du réalisateur italien Marco Ferreri, La grande Bouffe, fait scandale lors de sa présentation au Festival de Cannes. Le film a alors droit à une avalanche de critiques, sifflets et autres insultes qui viendront ponctuer une projection bien animée. Le réalisateur montre alors le suicide désabusé d’une société sans espoir et mélange dans son film les plaisirs de la chair et de la table.
En 1987, Maurice Pialat reçoit la Palme d'or pour son sulfureux Sous le soleil de Satan, racontant l'histoire d'un abbé doutant de sa foi qui rencontre le diable. Celui-ci est alors hué par le public et répondra aux critiques "Sachez que si vous ne m'aimez pas, je ne vous aime pas non plus !"
En 1996, David Cronenberg présente son nouveau film Crash au Festival de Cannes. le sujet traite de personnes qui réalisent leurs fantasmes dans des accidents de voiture. le film choque alors les festivaliers, qui quittent la salle en huant le film. Pourtant, le film se verra décerner le Prix spécial du jury ce qui scandalisera encore plus le public.

En 1997, double polémique avec Michael Haneke qui présente Funny Games, l'histoire de deux hommes séquestrant une petite famille en vacances, à qui on reproche alors de faire l'apologie de la violence au lieu de la dénoncer et Matthieu Kassoviz avec Assassin(s)
En 2002, Irréversible est presenté sur la croisette en avant première mondiale. des festivaliers quittent la salle au bout de seulement quelques minutes de projection et pour cause, Et pour cause: le film montre un viol d'un quart d'heure ainsi que des scènes extrêmement violentes